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Entièrement d'acord avec Soral sur la question de la politisation de la vie privée errigée en "progrès" (on notera les accointances entre les mouvances gay et féministes, d'ailleurs) alors que l'on dépolitise le politique depuis l'ère Thatcher.
Etre gay ou hétéro, libre à chacun dans nos démocraties où la personne a des droits pourvu uqe les tendances, les goûts, ne nuisent pas à autrui. Libre à chacun aussi de penser ce qu'il veut des "causes" de son homosexualité le cas échéant. Ce qui me gêne est le prosélytisme évoqué par Dustan, "en parler dans les écoles", où la volonté d'imposer l'idée que c'est inné, parce que là, au nom de leur "liberté" à être comme ceci ou comme cela, c'est à de la propagande que les mouvances gays entendent procéder. Si on est comme ils le disent "né" homosexual, pourquoi ce prosélytisme en faveur de telle ou telle pratique privée ? Si il s'agit d'une élaboration psychique qui mène à devenir homo, n'est-ce pas du ressort du privé ? D'autre part, il est intéressant d'évoquer les hypothèses freudiennes comme le fait Soral par rapport à nos choix sociaux. Ces hypothèses me semblent justes, quelque chose de l'ordre de l'adoration de la mère est mêlé à la tendance homosexuelle. Il y a un essai d'une psychanalyste, Virginie Mouseler, à ce sujet, "Les homosexuels et les femmes". Ces hypothèses ne doivent pas nous conduire à faire de l'homosexualité une "maladie", bien entendu, Freud disait lui-même que cette préférence, pour explicable qu'elle soit, n'était pas maladie. L'ennui c'est que l'excès de psychologisme, de formatage psychologisant actuel peut conduire à classer l'homosexualité dans les déviances, d'où excès de propagande pour les hypothèses selon quoi elle serait "innée". J'aimerais souligner que ce n'est pas un hasard si sa "visibilité", si ce conformisme de masse évoqué par Camus, prend toute son ampleur depuis les années 80, ( est-ce d'ailleurs de ces années que date la dépénalisation de l'homosexualité en France ? ), c'est-à-dire avec la dépolitisation du politique qui entraine le succès du modèle économique marchand mondialisé qui promeut la toute-puissance de la mère et des pulsions et l'évacuation des traditions patriarcales, en même temps que l'on reporte sur la sphère privée les revendications politiques. Tout cela est rendu possible par l'éviction de la fonction paternelle qui permet la toute-puissance de "Big Mother".
_________________ "Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre." Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".
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