Le premier témoignage des enfants Roche date de 2005, le second de 2008 (il me semble), et je crois que c’est après l’avoir étudié qu’il est intéressant de regarder d’autres reportages : le reportage «
viols d’enfants, la fin du silence ? » sur FR3. Le groupe diabolique dont parlent les enfants dans ce reportage a tout de même beaucoup de points communs avec celui dont parlent les enfants Roche, mais il se situe à un niveau inférieur dans la société (ce qui n’a pas empêché l’obstruction judiciaire que l’on peut voir dans le reportage).
Dans ce reportage, qui est passé sur FR3 en 1999 (le 27 mars à une heure tardive) on a pu entendre les propos suivants, de la part de Martine Bouillon, substitut du procureur de Bobigny :
Citation:
« Mais je sais et je peux vous dire qu’en région parisienne j’ai effectivement eu connaissance de charniers d’enfants, je pèse mes mots, je n’en dirai pas plus parce qu’il y a effectivement une instruction en cours, mais, voilà. »
Au sujet de cette émission, on peut lire sur wikipedia :
Citation:
Le débat [modifier]
En fin d'émission, un débat modéré par Élise Lucet s'ensuivit. Parmi les invités : la députée socialiste et ancienne ministre de la jeunesse et des sports Frédérique Bredin, la thérapeute familiale Martine Nisse, le commissaire de la sureté Jean-Yves Leguennec, Martine Bouillon, Georges Glatz, député au Grand Conseil du canton de Vaud et délégué du CIDE2. Ce dernier explique comment fonctionnerait l'économie lucrative de ces réseaux pédophiles, évoquant des snuff movies sur DVD d'enfants violés et tués vendus 20 000 francs suisses sous le manteau.
Suites [modifier]
Martine Bouillon, substitut du procureur de Bobigny et administratrice de l'association La voix de l'enfant, auteur de Viol d'anges chez Calmann-Lévy en 1997, affirma au cours de l'émission « avoir eu connaissance, en région parisienne, de charniers d'enfants », affaire pour laquelle une instruction était censée être en cours. Ce qui fut infirmé par les autorités judiciaires3 en la personne de Madame la ministre de la justice Élisabeth Guigou, qui a démenti l’existence d’une enquête judiciaire en cours sur la découverte d’un charnier d’enfants en Seine-et-Marne. Tous les parquets de la région Île-de-France ont formellement démenti cette information4.
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a apporté ses réserves sur l'émission quand à la citation des écoutes téléphoniques qui, sorties de leur contexte, pouvaient voir leur sens modifié ainsi que pour les propos de la magistrate Martine Bouillon.
Or, il n’est pas signalé dans l’article de wikipedia que, au cours de cette émission, le témoignage de Martine Bouillon a été confirmé par Georges Glatz :
Citation:
« Et je confirme ces histoires de charniers, je l’ai entendu il y a deux ans dans des hauts milieux français qui touchent à Interpol. »
Georges Glatz, député au Grand Conseil du canton de Vaud.
Si l’on voit, ou surtout si l’on revoit cette émission, ce qui est frappant, c’est que dans la partie « débat », presque tout le monde a été effaré par la procédure judiciaire contre le père accusé, non seulement de pédophilie, mais de meurtres :
[u]plusieurs enfants témoignent avoir vu des enfants se faire assassiner au cours de ces séances[/u].
La seule personne à n’avoir rien dit sur ce reportage, c’est le commissaire de la sureté Jean-Yves Leguennec qui parvient tout de même à passer toute l’émission sans dire un seul mot sur ce qui a été montré dans le reportage. En revanche, il semble vraiment gêné quand certaines questions sont abordées.
D’après les informations que l’on trouve sur Internet, les faits qui sont relatés dans le reportage, y compris cette invraisemblable procédure judiciaire n’ont fait l’objet d’aucune enquête supplémentaire de la part de l’autorité judiciaire. Les assassinats d’enfants ne sont pas une priorité.
Le substitut du procureur de Bobigny, Martine Bouillon, a été chassée de son poste, envoyée en province, après avoir reçu un blâme. Depuis, le juge qui l’a sanctionnée, a lui-même été impliqué dans une affaire de pédophilie.
On retrouve les mêmes anomalies lorsque l’on regarde le reportage sur Zandvoort (le fichier Zandvoort). Il faut d’ailleurs distinguer les affaires : le point commun, c’est l’obstruction de la justice (en France, en Belgique, au Portugal), par rapport à des réseaux criminels. Mais le fichier Zandvoort concerne uniquement des viols d’enfants. Certains se terminent mal, et l’on voit brièvement, dans le reportage, la vidéo qui montre les gens tout affolés portant le petit corps. Il est donc clair que le but était de violer l’enfant, pas de le tuer.
A voir à ce sujet, l’interview de Serge Garde par Karl Zéro, très instructive.
Les révélations de Régina Louf sont aussi terrifiantes, et conduisent aux mêmes conclusions sur l’existence de réseaux, et de leurs protections au plus haut niveau de l’Etat (Régina Louf est une victime survivante de Dutroux, et surtout Nioul).
Mais il y a d’autres affaires qui peuvent être mises en rapport avec les révélations de l’affaire Roche, comme l’enquête sur la mort du juge Borrel, mais où il n’est pas question (jusqu’ici) de pédophilie ni de «
snuff movies ».
Et un autre exemple est le procès Colonna, où l’on retrouve Marc Bourragué.
A propos de l’affaire Roche, Christian Cotten évoque le dernier film de Kubrick,
Eyes Wide Shut, qui peut aider à comprendre certaines choses, en effet. D’ailleurs, si l’on tape «
Eyes Wide Shut Toulouse » sur google vidéo, on tombe sur des vidéos sur l’affaire Roche.
En fait, ce qui est curieux, c’est que deux films concernant le même type de société secrète sont sortis en 1999,
Eyes Wide Shut de Kubrick, et
La Neuvième Porte de Polanski. Je me contente de signaler ce fait sans en rechercher l’explication ici (Christian Cotten dit que Kubrick avait une documentation sur des faits réels, dans de tels cas, on peut même se demander si sa mort n’est pas venue opportunément avant la sortie (donc le montage final) du film). Il ya d’ailleurs eu un film sur les snuff movies, qui est lui aussi sorti en 1999,
8mm avec Nicolas Cage.
Mais les enfants Roche évoquent aussi une philosophie de bazar, et cette « philosophie » rappelle beaucoup celle des loups-garous dans le film
Le Loup-garou de Paris. Et ce film fait une impression étrange après avoir entendu ce témoignage.
Si je note cela, c’est parce que les points communs vont assez loin, et jusqu’à la légitimation de l’élimination des débris de la société que sont les victimes des loups-garous au nom d’une philosophie pseudo-nietzschéenne. Or si on laisse de côté toute la « mythologie » du film de loup-garou, le groupe qui est montré dans le film rappelle beaucoup la secte dont parlent les enfants Roche. On peut même se demander si un tel groupe n’a pas largement les moyens pour diffuser sa philosophie par des moyens de ce genre, mais je ne fais qu’indiquer une hypothèse.
Quand on voit l’ensemble des documentaires que j’ai cités (et il y en a bien d’autres, je n’ai même pas évoqué les disparues de l’Yonne), et le témoignage des enfants Roche, ce que l’on découvre est d’une telle ampleur que l’on ne sait pas que dire. Dans l’affaire Zandvoort, par exemple, c’est un CD-ROM qui dort dans les locaux de la police (ce qui revient littéralement à de la non-assistance à personne en danger), dans le reportage sur FR3, on entend le témoignage terrifiant des enfants, et on aussi le silence assourdissant des magistrat(e)s chargé(e)s de l’affaire… Partout, on voit des attitudes dont on voit mal comment elles peuvent s’expliquer autrement que par une complicité complète du système.
Et puis on apprend tout simplement que, malgré le témoignage des enfants Roche, Dominique Baudis et Dominique Perben sont toujours à leur place dans l’appareil politique.
Quel nom peut-on encore donner à un tel régime politique ?
PS: oui, el spirito, c'est à vomir. Mais si les enfants Roche se battent, c'est bien pour que la vérité sorte. Et il faut noter que pour l'instant, tous ces documents sont en français, ce qui limite la diffusion de l'information. Je suis en train d'essayer de trouver des gens (une équipe), pour traduire les vidéos, afin que ces vidéos soient sous-titrées en anglais et en d'autres langues (japonais, espagnol, etc.).