Et donc je voulais vous faire profiter d'un discours de Georges GLATZ (cf viols d'enfants: la fin du silence) prononcé en 2002 à Barcelone lors d'une conférence du FECRIS (Fédération Européenne des Centres de Recherche et d’Information sur le Sectarisme):
Citation:
La pédophilie du cas particulier au crime organisé
et l’omniprésence d’éléments sectaires.
Georges Glatz, Député au Grand Conseil de l’Etat de Vaud, délégué à la prévention des mauvais traitements envers les enfants - Délégué du C.I.D.E. (Comité International pour la Dignité de l’Enfant)
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre invitation à cette conférence où il m’a été demandé de traiter le thème : « La pédophilie du cas particulier au crime organisé et l’omniprésence d’éléments sectaires ». Mon préambule portera sur une brève présentation du Comité International pour la Dignité de l’Enfant.
Le CIDE, fondé il y a 11 ans, est une fondation reconnue d’utilité publique par l’Etat de Vaud et qui a son siège à Lausanne. Le CIDE prend pour référence la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et milite pour le respect de celle-ci. Notre principale action consiste à mener des enquêtes puis de les transmettre aux autorités compétentes, car nous nous considérons comme des auxiliaires de la justice. Il est vrai que le CIDE est interpellé principalement sur des affaires qui concernent des abus sexuels perpétrés sur des mineurs. Cela est sans doute dû au fait qu’il y a 10 ans déjà, notre première enquête concernait une agence de voyages zurichoise, Partner Travel, qui s’était, elle, spécialisée du moins dans une de ses branches, dans le tourisme pédophile. Nous avions pu après enquête déposer une dénonciation pénale contre les représentants de l’agence en question, ce qui a eu pour conséquence la cessation des activités de cette agence de voyages qui depuis lors, a été dissoute.
Ce premier préambule précisé, venons-en au thème pour lequel vous m’avez convié.
Bien évidemment, tout abus sexuel sur un enfant est innommable ! mais lorsque l’on a à faire à des organisations structurées qui exploitent financièrement ces déviances, la lutte est encore plus difficile et c’est dans cet esprit que je voudrais développer le fil rouge de cet exposé dans lequel j’emploierai volontairement un langage assez froid pour mieux me calquer sur la réalité de ceux qui font de la pédophilie un business sans foi ni loi. Cette mise en garde s’imposait afin d’éviter toute susceptibilité de votre part.
La pédophilie est donc une attraction sexuelle pour les enfants. La première forme ou le premier cercle que nous rencontrons au CIDE est la pédophilie traditionnelle, primaire, dite de proximité. Nous ne nous y attarderons pas puisqu’elle est connue depuis la nuit des temps et que la lutte s’organise en Suisse et ailleurs en Europe de façon évolutive. C’est ce que l’une de mes connaissances, un magistrat appelle l’acte de captation sur le cercle le plus proche, c’est l’abus sexuel intra-familial ou dans le voisinage immédiat de la famille. C’est la forme la plus répandue, toutes les études le prouvent. Elle fait des ravages immenses dans nos sociétés. Il est admis selon les statistiques existantes en la matière qu’une fille sur 8 et un garçon sur 10 sont victimes d’abus sexuels avant l’âge de 18 ans, abus sexuel pris dans son sens large du terme qui va du voyeurisme jusqu’au viol le plus sordide.
Le 2e aspect de cette pédophilie dite de proximité est l’agression à l’aveuglette, agression de rue, perpétrée sur le chemin de l’école notamment où les pédophiles emploient des stratégies diverses. Stratégies douces, la séduction, ou violente, rapt rapide et brutal. Cette pédophilie de captage d’enfants à l’aveuglette est excessivement dangereuse, puisqu’on le sait, elle se termine malheureusement souvent par l’élimination de l’enfant, non par déviance, mais pour éliminer le témoin gênant conduisant à des ennuis judiciaires.
Le crime organisé lui, ne s’intéresse en rien à cette pédophilie de proximité qui est en dehors de tout circuit économique. Nous y reviendrons.
La 2e forme de pédophilie, plus élaborée, est la pédophilie dite institutionnelle, qui en principe-, je dis bien en principe, car il y a dans ce domaine des exceptions – n’a pas de lien avec la pédophilie à caractère économique. Le schéma est simple. Nous sommes en présence d’un consommateur d’enfant qui va consciemment, ou inconsciemment, se rapprocher du corps de l’enfant en s’infiltrant, par le biais d’une profession appropriée, dans une institution qui précisément s’occupe de mineurs. C’est ainsi que bon nombre de pédophiles embrassent des professions qui les mettront en contact plus directement avec les corps d’enfants, et pour ce faire, s’infiltrent dans les institutions s’occupant d’enfants telles qu’ institutions éducatives, foyers, cercles sportifs, mouvements de scoutisme, cercles de catéchisme. Et des cercles de catéchisme aux cercles sectaires, il n’y a qu’un pas. Nous aurons également l’occasion d’y revenir.
Les pédophiles qui veulent pouvoir opérer en réduisant les risques s’infiltreront dans les institutions pour handicapés, handicapés mentaux de préférence. Et lorsque les choses sont bien faites, ces pédophiles se structurent et vont en tir groupé se fixer sur telles ou telles institutions. C’est la technique du cheval de Troie. Certains pédophiles occupent dans ces organismes des postes cadre, ce qui leur permet d’engager d’autres déviants camouflés en professionnels du monde de l’enfance.
L’ex-premier juge d’instruction de Mulhouse, Germain Sangelin, qui s’est notamment occupé de débusquer des affaires de pédophilie institutionnelle, me disait que selon son expérience, lorsqu’un pédophile est identifié dans une telle institution, il faut mettre en examen l’ensemble des professionnels du secteur, pousser au maximum l’avantage en faisant parler les enfants.
Dans la plupart des cas, quasiment à chaque fois, d’autres pédophiles qui s’étaient infiltrés dans ces mêmes institutions, apparaissaient après enquête.
Sans vouloir ici brosser la liste de toutes les institutions impliquées dans des affaires d’abus sexuels, on a tous en mémoire en France, l’affaire des disparues de lyonne, où entre 1977 et 1989, 15 jeunes filles handicapées ont été violées ou / et tuées. On se rappelle aussi en 1997, l’immense scandale qui avait éclaté au Pays de Galles où 30 institutions et 80 professionnels étaient impliqués notamment des travailleurs sociaux, des directeurs d’institutions et même des policiers. Il s’agit dans cette dernière affaire d’une affaire exemplaire au niveau de la loi du silence, puisque dès les années 1970 pas moins de 650 personnes ont tenté de porter plainte auprès de la police pour des violences commises durant leur enfance. Malheureusement, on le sait aujourd’hui, toutes ces affaires ont été à l’époque classées sans suite. Les cercles d’influence ont également joué, puisque ceux qui ont voulu prendre la défense des enfants, notamment une directrice d’un centre, ont été limogés lorsqu’ils ont voulu faire éclater le scandale.
Dans la deuxième forme de pédophilie, juste après les institutions, il y a les sectes. Là, on a affaire à des structures parfaitement maîtrisées. Vous êtes tous spécialistes de la question ou du moins très avertis, donc je ne m’y étendrai pas.
Les sectes ont de nombreux points communs avec la problématique de l’abus sexuel :
• L’isolement de l’individu
• L’envoûtement
• L’emprise
• Le chantage
• La menace
• La destruction mentale
• L’aliénation
• L’esclavage
Cette deuxième forme, institution et secte, touche parfois au 3e cercle, celui de la pédophilie économique où l’argent joue une rôle premier avant l’abus, avant l’intérêt physique de l’abus, l’abus n’étant qu’un moyen, un outil de business.
La 3e forme ou le 3e cercle, c’est la pédophilie dite « pédophilie industrielle ». Elle touche à des aspects de rentabilité économique, ce n’est plus une demande isolée qui va chercher à se satisfaire sur une offre potentielle ou considérée comme telle de façon non organisée. Nous sommes là dans un tout autre domaine. Nous avons ici affaire à des structures parallèles d’économie de marché excessivement organisées et structurées. Elles sont le fait d’organisations de type mafieux, qui ont fait le constat suivant.
L’offre existe, de même que la demande. Cette offre a un rapport qualité prix tout à fait extraordinaire, puisque le corps de l’enfant ne coûte pratiquement rien. Certaines structures familiales sont prêtes à le donner, il meurt de faim chaque jour environ 50 à 60.000 enfants de par le monde. Les organisations mafieuses savent diversifier leurs activités. Ainsi, derrière les trafics de cigarettes, de whiskies, d’œuvres d’art, de drogues, d’armes, on y trouve également le trafic d’êtres humains, le corps de femme, avec aujourd’hui, le corps d’enfant.
En ce qui concerne le corps d’enfant, le rapport qualité prix est excessivement intéressant et dans la chaîne de distribution les intermédiaires sont moins nombreux que dans d’autres types de trafic mafieux.
Donc, pour les organisations mafieuses, le corps d’enfant est un produit bon marché et qui peut rapporter de gros bénéfices. Selon des informations publiées dans la presse, le marché de la pédo-pornographie qui est l’un des plus lucratifs au monde génère environ 2 à 3 milliards de dollars par an. Le BIT déclarait à l’agence France Presse en mai 2001, que le trafic d’enfants est devenu une activité très lucrative qui rapporte près de 7 milliards de dollars par an aux organisations du crime organisé.
Enfants esclaves au travail, enfants esclaves sexuels, souvent les deux à la fois, les organisations mafieuses savent cumuler les bénéfices. Toujours selon le rapport du BIT, à titre d’exemple, dans l’Etat de Sokoto dans le nord ouest du Nigeria, des enfants sont vendus entre 500 et 1.000 dollars à des hommes d’affaires qui les utilisent comme ouvriers ou objets rituels et sexuels.
(...)
Les organisations mafieuses connaissent ce principe de base et savent mettre en place des structures de protection pour minimiser les risques, risques qui se combattent notamment par la corruption. La logique du marché pédophilie, comme tout marché économique, cherche bien évidemment à accélérer le marché de la consommation. Ainsi les organisations mafieuses se sont arrangées pour rapprocher le consommateur du corps de l’enfant, voire à l’inverse le corps de l’enfant du consommateur. Il y a déjà bien des années que des sex-charters sont ainsi affrétés partout dans le monde. Les consommateurs appartenant forcément aux pays industrialisés, là où il y a de l’argent, là où l’économie est développée sont envoyés dans des pays en voie de développement, là où l’économie est faible. Les organisations mafieuses n’ont alors plus qu’à encaisser les bénéfices nets puisque le transport du consommateur ne coûte rien, c’est lui qui paie comme il paiera le service (adresse, présentation, mise en contact) d’enfants à consommer.
En poussant l’analyse de ce phénomène, la criminalité organisée va prendre en compte plusieurs potentiels de rentabilité offerte par le corps de l’enfant. Ce produit bon marché va donc être diversifié pour répondre à d’autres besoins, notamment les demandes d’adoption. C’est encore dans les pays riches que l’on trouve des familles prêtes à investir beaucoup d’argent pour satisfaire un désir parental. Les organisations mafieuses ont saisi l’opportunité, et organisent des trafics d’enfants pour l’adoption. Monnayage des procédures d’abandon et d’adoption, avec divers faux papiers, où des avocats véreux touchent des sommes importantes de la part de ces familles en mal d’adoption. On le sait, les familles d’accueil doivent, dans leur pays, comme c’est le cas en Suisse, répondre à un certain nombre de critères pour adopter un enfant. S’il est facile d’en acheter un dans les pays du tiers monde, il est plus difficile d’obtenir dans son pays les autorisations nécessaires d’adoption. Les organisations mafieuses, conscientes de ce problème, ont également des solutions pour détourner ces difficultés. En plus des faux certificats de paternité, où l’adoptant est déclaré géniteur, on a maintenant cette forme sophistiquée qui permet à qui veut se procurer un enfant de l’acheter alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. Et ainsi, en étant déclaré géniteur, on obtient de vrais faux papiers. Cette structure de captation d’enfant peut également être employée par des pédophiles excessivement pervers qui s’attaquent à des nouveau-nés comme cela est maintenant établi dans diverses affaires judiciaires.
Je me rappelle le cas d’un ressortissant allemand sur lequel nous avions enquêté et qui avait un enfant d’une jeune femme philippine alors qu’il avait été prouvé que cette jeune femme n’était jamais sortie de son pays et que le ressortissant allemand n’y avait jamais mis les pieds. Cela étant, il avait réussi à obtenir de vrais faux papiers pour être déclaré le géniteur de l’enfant de cette jeune femme philippine qu’il n’avait jamais rencontrée.
Autre diversification du marché du corps de l’enfant, en plus des pédophiles ordinaires qui n’ont leur jouissance sexuelle qu’à travers le corps de l’enfant, les organisations mafieuses ont bien compris que certains pédophiles cherchaient des aménagements particuliers. Il s’agit notamment des pédophiles de type sado-maso. Cette demande spéciale complique le modèle et va donc coûter plus cher au consommateur.
Toujours penser en termes économiques, les organisations mafieuses qui vont jusqu’à étudier le comportement pédophile pour mieux l’exploiter, ont compris que si l’on voulait accélérer ce marché de consommation, il fallait également rapprocher l’enfant, objet de consommation du consommateur. C’est ainsi que sur le pourtour méditerranéen, plus particulièrement au Maroc, il existe selon des informations dignes de foi de véritables centres où des pédophiles viennent, l’espace d’un week-end, consommer des enfants. Et cela sous le couvert d’un séminaire d’affaires, avec la bénédiction de la cellule familiale du pédophile qui va plaindre l’homme d’affaires surchargé de travail. Et au passage on va parfois jusqu’à rédiger des notes de frais aux entreprises, question de rester logique jusqu’au bout dans le monde des apparences.
Ces structures mafieuses se sont tellement bien implantées et rapprochées du consommateur que l’on commence à s’apercevoir aujourd’hui qu’elles existent aussi en Europe où des partouzes sont organisées dans des lieux très selects tels que châteaux et hôtels particuliers. En Europe, le danger d’être découvert étant plus important, il est raisonnable de penser que les structures se sont plus affinées au niveau des tissus de protection et que ces tissus sont notamment composés de membres d’organes de police et de la magistrature, qu’ils soient actifs ou non, adeptes ou non de la pédophilie.L’important est qu’ils soient tenus par l’organisation.
Il est vrai que cette logique mafieuse est difficile à démontrer clairement, cependant on peut en tout cas légitimement se poser des questions lorsque l’on apprend que tel ou tel magistrat est condamné pour des affaires touchant à la sexualité des mineurs.
A titre d’exemple, rappelons que le Président de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Chambéry, a été condamné à seulement 10 mois d’emprisonnement le 28 juin 2000 par la Cour d’appel de Paris pour avoir pratiqué des attouchements sur trois fillettes d’une dizaine d’années. On peut se demander comment celui-ci alors qu’il était en fonction, instruisait les affaires d’abus sur mineurs.
On peut également légitimement se poser des questions lorsque nous sommes en possession de plusieurs témoignages d’enfants qui au départ ne se connaissent pas et qui décrivent des rites d’abus où apparaissent des éléments similaires, notamment de type sectaire.
On doit s’interroger sur l’ampleur du phénomène ; les images pédophiles qui circulent sur Internet sont de plus en plus violentes. Un peu comme si les pédophiles ne se contentaient plus aujourd’hui d’images d’enfants nus/ou d’enfants en train d’être abusés mais que ces derniers ont maintenant besoin d’images beaucoup plus dures pour parvenir à leur jouissance.
Le CIDE a dénoncé en 1998 un premier cd-rom comptant dix mille images pédophiles. En 2001, nous avons reçu un autre lot de cd-rom que nous avons également dénoncé. Entre ces deux séries, il est indéniable que l’on constate une escalade dans l’horreur. Parmi les 14.000 photos d’enfants de cette deuxième série, nombre de clichés montrent des enfants torturés avec des traces évidentes de sévices. Dans ce cd-rom existe également une revue diffusée en plusieurs langues sur laquelle en photo de couverture se trouve une petite fille d’environ 6 ans attachée et marquée sur tout le corps par de nombreuses traces de coups de fouet. Ce guide est intitulé « Comment mieux abuser des enfants ».
Pour terminer cet exposé sur des éléments sectaires, je voudrais ici vous faire part de ce que nous recevons et entendons au CIDE. Nous avons effectivement plusieurs dossiers où des enfants décrivent des rituels de type satanique. Nous avons étudié ces dossiers sous un angle pluridisciplinaire et nous avons dans plusieurs cas fait entendre les enfants par des spécialistes psychiatres ou pédopsychiatres confirmés, reconnus comme experts devant les tribunaux. Ceux-ci nous ont déclaré que les témoignages de ces enfants étaient crédibles. Et ceci même lorsqu’ils dénoncent le comble de l’horreur, notamment des rituels au cours desquels des enfants sont assassinés.
Il est vrai que les enquêtes qui ont été menées par les autorités (il s’agit principalement de dossiers français) ont abouti à des non-lieux.
Au CIDE, je dirais simplement que l’on s’étonne de tous ces non-lieux. De notre côté, nous sommes en train de mener des enquêtes transversales.
Ainsi en novembre 2001, en Maine et Loire en France, la Cour d’assises a condamné une mère et un père respectivement à 16 et 12 ans de réclusion pour actes de barbarie. Les parents prostituaient leurs enfants (trois filles) dès leur plus jeune âge. Après le procès, une des jeunes filles a fait d’autres révélations en déclarant que son environnement faisait partie de la branche satanique de la secte des « martinistes », une secte qui serait présente dans de nombreux pays ( France, Canada, Angleterre, Pays-Bas et autres…) ; elle parle des symboles : fleur de lys, croix renversée, bougies vertes et blanches, récitations de Soros, l’autel est un meuble de bois ancien, les hommes sont habillés de costume blanc et noir agrémenté d’une pochette rouge, ils mettent une cape sur laquelle figure une croix blanche renversée. Les femmes portent des tailleurs blanc et noir, elles portent des colliers, avec des signes funèbres tels que cercueils et tête de mort, les enfants eux n’ont pas de tenues particulières ; au cours des cérémonies on sacrifie des chats ou des lapins, le sang est recueilli dans un calice, puis versé sur la tête des enfants, les adultes se tiennent en cercle, les enfants sont nus au milieu du cercle et sont violés par les adultes, on fait boire aux enfants un liquide trouble et amer ce qui les plonge dans un état de somnolence.
Dans d’autres dossiers, d’autres enfants nous font des descriptions semblables où l’on retrouve les mêmes symboles.
Ce que je puis affirmer, c’est qu’au CIDE nous avons recueilli plusieurs témoignages d’enfants qui visiblement ne se connaissent pas, or dans bien des cas les enfants font état de cérémonies presque identiques.
Bref, beaucoup d’éléments peuvent légitimement nous faire penser que ces enfants ont passé dans les mêmes lieux ou ont eu affaire aux mêmes groupes sectaires.
En conclusion, bien des pédophiles aiment s’entourer de rites, qu’ils soient inventés ou reproduits. Ces rites sont là pour baliser le chemin de l’abus, pour donner une caution à la perversité. Cela, j’ai pu l’ observer dans plusieurs dossiers et après avoir entendu témoigner de nombreuses victimes.
Les sectes excellent dans l’art d’isoler l’enfant afin de le rendre encore plus vulnérable.
Les sectes savent encore jouer avec les lois, repérer les failles de celles-ci et ainsi sous couvert de liberté religieuse, elles tissent leur toile et piègent nos enfants d’autant que les sectes se développent dans le cadre de la destruction des repères symboliques :
• famille,
• église,
les deux étant actuellement bien malmenés.
Sur les territoires en crise, les sectes offrent leur propre résolution des problèmes. Elles sont une menace pour l’humanisme, pour l’avenir de notre société. Les enfants, ce sont eux qui tiennent le gouvernail du monde.
Les enfants ont besoin de modèles pour se développer. Quand la famille est brisée, l’enfant va chercher son modèle identitaire dans la rue et là, il croise la délinquance avec les risques que cela comporte, ou il croise le modèle sectaire.
Si vous trouvez un truc vraiment précis sur les martinistes déviants...
Et voici aussi le discours de l'italien Giorgio Gagliardi lors de la même conférence, bonne lecture!
Citation:
Contribution italienne à l’Etude de l’abus satanique et sadomasochiste dans les différents cultes, cercles de VIP et commerces de mineurs
Des sectes établies ou émergentes ou encore micro-sectes se livrent contre des enfants à des abus, tortures, assassinats ritualisés relevant de la pédocriminalité.
En 1998, le Ministre de l’intérieur Mancino a déclaré publiquement que, au cours des deux dernières années, 2.000 mineurs avaient été entendus, chiffre plutôt élevé qu’aucune institution n’a expliqué. Les sièges locaux de la police qui ont fourni ces statistiques sont seuls à connaître parfois le contenu des accusations portées par ces mineurs.
Toujours en 1998, le ministre de l’intérieur a publié une circulaire officielle « Sectes religieuses et nouveaux mouvements de magie en Italie » ; il s’agit là de l’unique document fourni par l’Etat italien concernant les nouveaux ou anciens mouvements religieux, de magie, fausses églises, églises de complaisance, psycho-sectes dont l’illégalité est constituée par la déstructuration physico-mentale de leurs victimes et les dégâts causés à leurs adeptes.
Il est en effet question de mécanismes subliminaux de fascination (lavages de cerveau) et autres méthodes destinées à limiter la liberté de la victime, à favoriser les intérêts matériels des chefs charismatiques, à cacher des comportements immoraux et des conduites illicites n’ayant rien à voir avec les déclarations sur les buts poursuivis qui donnent une apparence de respectabilité.
Il est à noter qu’il n’y a pas que des sectes ou des « cults » religieux, de magie, ésotériques mais certaines sont également politiques, commerciaux (ventes multiniveaux), psychothérapeutiques.
Contrairement à ce qui existe dans le droit anglo-saxon, le crime sectaire ou rituel n’est pas codifié dans le droit italien autrement que comme tous les autres délits (…)
Les crimes rituels sont considérés comme des actes sporadiques et occasionnels.
Le cas Pacciani (Florence) et la condamnation pour le meurtre perpétré par Nadi Roccia sur Anna Maria Botticelli et Marina Sira (Bari) ont, en quelque sorte amené à une attention particulière portée aux crimes rituels de la part des enquêteurs et des magistrats. Cependant, pour ce qui concerne la vague de meurtres rituels découverts dans les environs de Florence (cas Pacciani et autres) les preuves d’appartenance à une secte satanique et de meurtres rituels ont été habilement cachées par les organismes institutionnels.
Beaucoup plus prenant a été le procès de Modène (2000) contre les pédocriminels (….) dont les enfants avaient été violentés par les parents, des voisins, des amis et prostitués pour d’autres personnes sans parler des enregistrements de scènes de violences sur mineurs. Les enfants n’ont pas été écoutés quand ils ont indiqué les lieux où ont-ils affirmé, des enfants ont été massacrés et suspendus à des crochets pour animaux bien que l’usine indiquée était désaffectée et fermée depuis des années.
Les condamnations furent modestes, après le ballet de remplacement d’experts, malgré le suicide d’une mère et la mort d’un prêtre accusé et condamné à quatre ans de prison. Cette affaire a été décrite par le sénateur Augusto Cortelloni dans son livre « Pédophilie et Satanisme, le sale gâchis de la Bassa Modenese » (novembre 2000 édition Artestampa - Modène
Une enquête a été diligentée dans l’Oltrepo pavese (en 1998) concernant la « Villa des chrysanthèmes », secte satanique inconnue qui pourrait être la suite ou une filiale d’une autre secte satanique (1996) agissant aux alentours de Piacensa, concernée par deux « suicides » classés sans suite (2001) les enquêteurs n’ayant rien pu obtenir.
Le second suicidé était l’ami du premier, membre des pratiquants de l’occultisme et il est probable que tous les deux fréquentaient le même groupe évanoui dans le néant.
On trouve dans l’enquête « Villa des chrysanthèmes » huit arrestations, les minutes de l’enquête indiquent : « violences multiples sur mineurs, administration de drogues à des mineurs, y compris des garçons, qui doivent être amenés dans des lieux où sont pratiqués les rites. Une église dont la consécration a été annulée est considérée comme lieu d’exécution des rites mais non pas comme siège de la secte qui les exécutait et qui s’est volatilisée dans les brumes de l’Oltrepo.
La secte s’est dissoute et ne sont restés sur le ban des accusés que quelques adeptes, les autres n’ont pas été retrouvés alors qu’on a découvert les os d’un enfant.
En 1998, Marco Dimitri de Bologne, fondateur des « Enfants de Satan » a été accusé, entre autres, d’avoir enfermé un enfant dans un cercueil contenant le cadavre d’une femme. Dimitri a ensuite été acquitté mais personne n’a nié la violence physique exercée contre l’enfant enfermé dans le cercueil.
Chaque secte satanique possède ses rites qui prévoient l’utilisation des enfants mais tout ceci est habilement caché. Le traumatisme subi sera enregistré mentalement par le mineur qui, victime d’autres traumatismes consécutifs aux violences subies se confiera à des thérapeutes qui noteront ce qu’ils constatent mais ne seront pas en mesure d’apporter la moindre preuve sur les causes des dégâts psychologiques constatés.
L’abus rituel, le rituel satanique ou à tendance satanique, la pédo-criminalité déguisée en rituel ont en commun la violence de tous types sur les animaux, les êtres humains particulièrement les jeunes, les enfants, les femmes, l’usage de substances hallucinogènes, de stupéfiants, d’hypnotisants, de sang humain ou d’animaux. (voir Anton Long dans « L’Ordre des neuf Anges » qui sévit partout en Europe, et Alister Crowley dans son « Liber Legis »).
(...)
Les sectes qui décrivent le rituel pour tuer un être humain comme sacrifice à Satan sont nombreuses, certaines parlent d’adultes, d’autres ne précisent rien. Le fait de ne retrouver aucune trace vient de l’utilisation désormais connue de l’acide sulfurique ou nitrique pour dissoudre tous les éléments humains indésirables.
Quel est le lien entre la pédocriminalité, les multinationales, les nouveaux mouvements religieux et les sectes ?
Statistiques
En Italie, il n’y a pas de statistique concernant les enfants dans les sectes ou dans les cultes destructifs même si nous savons que les enfants grandissent dans ces groupes pour y avoir été amenés par un des parents ou les deux qui, eux-mêmes, vivent à l’intérieur de la même secte que leurs enfants.
Les enfants n’ont pas une vie différente des autres adeptes. Ils ont des moments de vie commune.
Maltraitance des mineurs au sein de ces groupes : ces faits sont généralement rapportés par des parents qui quittent la secte. Souvent le parent sorti de la secte contacte les associations d’écoute en lien avec sa situation et même des centres d’écoute publiques. Il raconte son histoire mais aucune suite judiciaire ne peut être donnée car les mineurs sont dans le groupe. Ils risqueraient de subir des mesures de rétorsion des parents qui y sont encore ou des autres membres du groupe.
En Italie toujours, les Enfants de Dieu appelés La Famille suivent encore les instructions relatives à la force sexuelle considérée comme force de recrutement, message destiné surtout aux femme s qui par la pratique de l’union libre, rendraient peut-être adeptes leurs partenaires. L’union libre imposée à l’intérieur de la secte a de graves conséquences surtout sur les femmes qui hésiteront à quitter le groupe avec leurs enfants. Cette secte est présente dans la péninsule au sein de nombreuses petites communautés agricoles.
« Fellowship of friends», association de l’amitié. Le leader, Robert Burton, outre la prédication de catastrophes mondiales de 1998 à 2006, affirme être en relation avec la force C composée de 44 anges. Burton a souvent été cité en justice devant la Cour américaine pour abus de confiance, maltraitances sexuelles, actes sexuels sur des mineurs et souffrances morales causées intentionnellement. Cette association existe en Italie avec des sièges dans plusieurs villes et souvent les parents qui en sont adeptes partent avec leurs enfants dans d’autres villes.
Certains mouvements religieux refusent catégoriquement la présence des mineurs. C’’est le cas de l’ »Anima Universale » de Leini (Turin), de l’ « Ontopsychologia » (Pisignano) alors qu’au sein d’autres mouvements comme Damanhur et La Famille, les mineurs sont acceptés et ont même des écoles au sein du groupe, écoles qui peuvent être des jardins d’enfants ou des écoles maternelles.
Les microsectes destructrices
Les affaires qui viennent d’être rappelées ont été rapportées aux autorités institutionnelles qui ont écouté le parent privé de ses droits et de ses devoirs. Souvent cependant, le
signalement n'est pas suivi de dénonciation même si celle-ci est faite par un autre membre de la famille mais comme personne ne veut engager d'action, le tout est archivé.
Les éléments non encore publiés mais connus des autorités compétentes parlent d'un nombre croissant de micro-sectes composées de quelques familles soit d'une dizaine de personnes qui louent un local à la campagne et dirigées par un leader, homme ou femme, autoproclamé le plus souvent accompagné par des personnes de couleur se faisant passer pour des chamans.Ceux-ci forment une communauté qui suit les doctrines et enseignements du leader qui peut faire tout ce qu'il veut sur les personnes . Il est difficile de suivre la trace de ces adeptes qui souvent passent d'un local à un autre, qui n'ont pas de numéro de téléphone fixe et qui changent souvent leur numéro de téléphone cellulaire ; la difficulté est encore augmentée par le fait qu'ils se cachent sous l'apparence de groupes agricoles situés parfois dans des endroits très éloignés dans lesquels sont cachées les personnes recherchées.
La pédocriminalîté internationale, l'Italie carrefour entre le nord de l'Europe et les pays de l'Est.
Question : Pouvons-nous considérer comme étant des sectes destructives ces réseaux internationaux qui ont en commun l'utilisation sexuelle des enfants, commettent des crimes sur mineurs sous couvert d'organisations humanitaires et politiques ou comme émanation de véritables sociétés secrètes.
A mon avis on peut répondre affirmativement à cette question . C'est l'approche que je souhaite avec le thème de ce séminaire ainsi que je vais l'exposer.
En Suisse, la Cour criminelle de Mendrisio le 13/07/1999 s'est prononcée contre l'italien Vittorio Nitti, marié et père d'enfants qui organisait des voyages au Brésil et en Amazonie pour des pédophiles (il recrutait des enfants mais le trafic de mineurs n'a pas été prouvé). Les traits des enfants relevés sur des vidéocassettes sont de type amérindien. Nitti a été domicilié au Brésil, Boa Estrada Roralma. Il a déjà été condamné pour infraction aggravée à la législation sur les stupéfiants ( il mettait de la cocaïne dans des petits chocolats) , pour pornographie (de mineurs) dans le but de s'enrichir, il avait aménagé un appartement près de la frontière italienne, à Chiasso, au 16 de la rue Odescalchi et il était toujours en contact avec son frère, Claude qui avait établi des contacts avec la Pologne, des pays européens, le Brésil pour la diffusion et la vente de matériel pornographique concernant les mineurs .
Sur un de ses agendas ont été trouvées des adresses du monde entier et donc aussi de l'Europe de l'Ouest, des contacts avec Klopp Jean Michel au Luxembourg et d'autres correspondants luxembourgeois.
Dans l'appartement de Chiasso se trouvaient, outre des vidéos, des revues comme
« Jeunes et naturels » revue de pornographie de mineurs édités par Orwid. L'italien Nitti avait été condamné en 1996 à deux ans de prison pour trafic de stupéfiants par le tribunal de San Gallo (CH). En France, en 84 il avait écopé de 4 ans de prison et interdiction de séjour pour trafic de cocaïne avec la Colombie. Son histoire ne s'arrête pas là car il a été condamné au Brésil pour trafic de stupéfiants, pédophilie et utilisation d'un faux nom. Tout comptes faits, il pouvait recommencer ailleurs comme il l'a fait et au détriment des seuls mineurs.
Son frère Claude en a tout autant à son actif, il a été condamné à Alcamo (Trapani) pour abus sexuels sur mineurs.
Ce n'est pas le seul chemin allant de l'Italie vers le marché international, il en arrive également des pays de l'est par le passage désormais bien connu de Trieste avec la frontière commune Italie/Slovénie.
Des enfants sont abandonnés par des passeurs dans la zone aéroportuaire de transit où ils seront recueillis par la police ou par des organisations comme Charitas qui suivent ce phénomène, cela est inquiétant car ces enfants peuvent aussi être pris par des prédateurs d’enfants qui pourront en faire l’usage qu’ils désirent. Un trafic à double sens a été interrompu en avril 2001. Une statistique indiquant que le trafic d’enfants (y compris les adoptions illégales) aurait diminué en Roumanie alors qu’il augmentait en Russie est un énorme mensonge. Il est vrai que le gouvernement roumain a donné un tour de vis aux adoptions vers l’étranger et on estime que 30.000 mineurs sont exportés illégalement tandis que les enfants abandonnés dans les instituts roumains sont au nombre de 110.000.
(...)
Le trafic d’enfants qui passe par Trieste ne fait pas partie des chiffres officiels : les enfants passent par petits groupes, non accompagnés par des adultes puis envoyés dans différents centres de Charitas, souvent sans avoir encore été identifiés officiellement ils disparaissent et on ne sait plus rien de leur destination.
Pour certains, la greffe d’organes dans des cliniques renommées, y compris dans le nord de l’Italie, constitue la fin du voyage. Un slovène de 14 ans en sait quelque chose lui qui, après avoir traversé la frontière slovène/ italienne, a réussi à s’enfuir à Padoue des mains de ses accompagnateurs de la clinique où il aurait terminé comme donner d’organes.
Le trafic a subi deux séries d’arrestations :
La première avec l’arrestation de Josip Loncaric, slovène en avril 2001 et de sa compagne Xue Mei Wang ; des chinois, des hindous et beaucoup d’autres ethnies passaient entre leurs mains. Les pérégrinations de ces malheureux passaient volontiers par Kiev et Lubiana, Trieste et, la partie la plus délicate consistant à entrer en Italie, était confiée à des petits délinquants sans scrupules. (On susurre que la marchandise de mauvaise qualité était ensevelie dans des lieux qui seraient devenus des petits cimetières non autorisés).
La seconde, en février 2002, avec l’arrestation de trafiquants turcs de « marchandises humaines » qui avec des passeurs locaux et italiens transportaient cette « marchandise » de Trieste à Milan puis Côme et ensuite se dirigeaient vers la Suisse en suivant les anciennes routes de contrebandiers de cigarettes.
Le commerce et le trafic des mineurs a dans les sectes et associations secrètes des défenseurs officiels et mondiaux du milieu et de sous-groupes nationaux.
25/08/95 – Sentence n° 2089 du tribunal de Milan. - Condamnation pour association de pédophiles. L’association, le groupe P, avait des statuts explicites ayant pour but une réforme législative prévoyant l’abaissement de l’âge minimum pour le consentement d’actes sexuels ou similaires. L’accusation a tenté de démontrer qu’il s’agissait d’une association qui devait être dissoute. L’association avait attribué à ses membres diverses fonctions :
• Regroupement de nouveaux éléments de séduction de mineurs
• Motivation et justification y compris idéologiques de délits commis
• Enseignement de techniques de séduction
Une nouvelle découverte après une opération de police en 1997 : Le Parti des pédophiles.
Selon le/la PM (?) Paola Mastrobernardino , plusieurs personnes impliquées dans l'enquête sur la pédophilie appartiennent ou adhèrent au Front Pédophile International Danois.
La « procura » de Naples a obtenu les résultats suivants de l'opération Cathedral : trois personnes arrêtées, cinq dénonciations, perquisitions à Naples, Catanzano, Florence et autres villes italiennes, 440 vidéocassettes et 2600 CD comprenant des scènes de pédophilie, de sévices et de meurtre d'enfants.
Le site WEB italien était associé à la grande Bretagne mais la référence était en Californie. Le coordinateur était un physicien ( ?) italien Enrico de Marinis. Un autre personnage était un pédiatre de Catanzaro Guido Ferrero qui avait pour fonction le recrutement.
En février 2002 l'association de Pordenone CIATDM a signalé à la police 170 nouveaux sites pédophiles.
Sur le grand marché télématique encore en action pour soutenir le libre amour adultes/enfants il y a le Mouvement Pédophile italien qui compte 50 soutiens actifs. Mouvement cité par le groupe Luther Blisset de Bologne. Sachez que le livre édité par ce groupe « Lasciate che i Bimbi » se trouve encore gratuitement sur le net.
On trouve également sur le net le site de l'Association danoise de pédophilie fondée en 1985 avec une filiale également en Italie et autres groupes internationaux tels que la Nambla (
hftp://danpedo.dk/italiano)
27/08/2001 - les meurtres d'enfants continuent: : les techniciens de la Compagnie de téléphone Arcobaleno ont dénoncé à la Procura di Siracusa des sites Internet montrant des tortures et violences de toutes sortes sur des nouveaux-nés de douze à dix-huit mois.
Un livre clarificateur: « Une expertise des profils des pédo-criminels » de Michele Agrapart-Delmas .
Ce livre explique comment un criminel et pédo-criminel peut en arriver à passer à l'acte par l'étude de sa personnalité, ses comportements et ses délits passés.
L'auteur(e) met en garde contre les profils de criminels créés par l'intuition ou les médias, comme on le voit dans les séries télévisées particulièrement les américaines. Selon elle, il y a en Europe plus de faux experts de profils que de vrais experts de serial killers. Le vrai dommage atteint l'entourage familial ou nom de celui qui en est victime.
Pedocriminels, couvertures, abus sado masochistes, snuffmovies (vidéos de tortures et meurtre d'enfants) en Hollande.
Un autre cas retenu comme abus sexuel rituel et snuff vidéo a été perpétré en Hollande.
Hollande 1987.
Le Dr Joncher Fredericia visite un enfant qui a des pertes anales inexplicables. Dans la petite ville de Oude Pekela une centaine d'enfants appartenant à soixante-trois familles auraient été arrêtés sur la route par des adultes déguisés en clowns qui leur ont offert des glaces et de la limonade contenant de la drogue, puis ont été contraints de participer à des orgies et soumis à des violences sado sexuelles associées à des rites sataniques pour des sacrifices humains rituels et combats entre eux de ces enfants drogués et armés de couteaux..
En 1992, le Dr Jonker présenta les résultats de son enquête lors d'un congrès londonien, soutenant que les rituels décrits étaient réels et faisaient partie d'un processus connu des adultes et étaient destinés à leur donner des pouvoirs émanant de ces morts sacrificielles. L'enquête avait découvert un groupe satanique important avec des violences sexuelles de toutes natures et de meurtre d'enfants.
Il n'y a eu aucune accusation ni condamnation car, selon les magistrats intervenus dans cette affaire, il y avait un manque d'objectivité et davantage de désir de confirmation de préjudice plutôt que de recherche de la vérité.
Hollande 1998 - 18 juillet - l'ASBL MORKOVEN dans la défense des enfants.
A Zandvoort, localité balnéaire près d'Amsterdam, une bande vendait des vidéos pornographiques 20000 euros l'exemplaire. La police qui a examiné les vidéos indique « des enfants d'un ou deux ans violentés de façon brutale, drogués, torturés » et dit n'avoir jamais encore vu de telles horreurs. La bande serait basée à Berlin, centre international des pédophiles et également en Italie , près de Milan, avec studio photographique et agence de photos de modèles très jeunes, mais surtout en connexion avec l'Europe de l'Est et le trafic de clandestins et de mineurs destinés aux prélèvements d'organes, prostitution enfantine, groupes pédo criminels, vidéos, snuffmovies ou travaux débilitants.
La découverte a été faite par les bénévoles du groupe Morkhoven, association civile de lutte contre la pédophilie. Le groupe avait été contacté par ancien membre de la bande de Zandvoort.
En faisait partie, le hollandais G.Ulrich tué dans les environs de Pise par Robert Van Der Plaken actuellement en prison (condamné à 15 ans) tous les deux pédophiles avec des contacts en Croatie.
Les clients de cette bande étaient dans le monde entier: USA, Israël, Allemagne et Russie.
Il y a une enquête sur les contacts de deux pédophiles criminels anglais arrêtés à Hoordorp en Hollande.
Warwick Spinks et son complice Edward pour avoir filmé viols, tortures et meurtre d'au moins cinq enfants. ( ces groupes internationaux ne sont-ils pas des « cults » ?)
La radio canadienne CKLN 1999 dans le cadre des émissions sur les abus sexuels sur mineurs.
Le docteur Stephen Kent spécialiste du satanisme (1989) département de sociologie de l'université d'Alberta a rendu évident le fait qu'
il existe un élément commun à tous les divers mouvements satanistes qu'il a connus personnellement ou dont il a étudié les écrits : ces sectes tirent leurs rituels d'un livre diffusé dans le monde entier: l'ancien testament.
Les chiffres et les informations italienness retracées ici peuvent ne pas faire toute la lumière sur l'importance de ce phénomène.
Alors que les sectes destructives qui sont bien couvertes ou protégées par des hommes de pouvoir, les associations qui voient le jour pour la défense des mineurs se font souvent la guerre froide entre elles, les comités nationaux sont dissous, tout cela ne nuit qu'aux mineurs qui sont ainsi violentés de nouveau, pour cela, il est souhaitable de
-
rester unis dans la lutte commune et non faire prévaloir les intérêts personnels ou les mythomanies qui nuiront surtout aux mineurs
Sans s'irriter d'un contrôle réciproque nous devons tous indiquer ce que nous faisons et le faire, reconnaître les points de vue moins cohérents et être plus humbles et plus unis. Certaines sectes et les sectes sataniques en particulier ont des buts destructifs et de non valorisation de l'être humain : il est souhaitable de :
- Créer un flux continu d'informations et avoir un tableau récapitulatif national mis à jour en permanence sur les nouvelles associations dites humanitaires, leurs statuts, leurs qualités, et pourquoi pas des enquêtes sérieuses et objectives.
Source:http://griess.st1.at/barcelona/enfants/
Et une anecdote édifiante pour finir:
Citation:
C'est actuellement le meeting annuel organisé par l'OSCE à Varsovie sur l'implémentation de la dimension humaine en Europe.
Les 56 pays signataires y ont leurs représentants, les USA aussi, et devant eux défilent les ONG pour ensemble faire le point sur la situation des Droits de l'Homme en Europe.
Le 29 septembre, la matinée était consacrée à la liberté de conscience et de religion.
Parmi les pays montrés du doigt, il est intéressant de noter que la France a eu sa part de reproches quant à sa politique envers les minorités religieuses. Pas moins de 6 interventions sur 40 ont concerné directement la politique de la Miviludes dans l'hexagone.
Le vice-président de la Fecris (Fédération Européenne des Centres de Recherche et d'Information sur le Sectarisme), organisme regroupant les associations anti-sectes européennes, financé exclusivement par la France, est intervenu pour se plaindre que certaines religions comme l'Église de l'unification, les raëliens ou l'Église de scientologie étaient autorisées à participer au meeting de l'OSCE.
Pour la Fecris, ces organisations ne sont "que des sectes", et à ce titre ne devraient bénéficier d'aucun droit.
A la fin de son intervention, la modératrice de l'OSCE lui a rappelé vertement devant les représentants des 56 pays, qu'au sein de l'OSCE et de ses pays membres, chacun pouvait choisir sa religion, et que le mot "secte" n'était pas à employer ici lorsqu'il bafouait la liberté de conscience et de religion, avant de passer la parole... à la représentante de l'Église de Scientologie de Russie.
Jeudi 1 Octobre 2009
Jean Langlais
http://www.sapientia-portail.net/La-Fec ... a1129.htmlNavrant.