Un forum sur Alain Soral

c'est assez inquiétant...
Nous sommes le 09 Sep 2010, 08:34

Heures au format UTC




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 127 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 7  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 12:54 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Vers la féminisation, un exemple (billet d'humeur).

ou

Big mother is watching you
(Philon pousse une gueulante)



Ecole maternelle.

Deux dames en blouse de médecin et au sourire très com investissent avec l'accord de la direction la salle de classe grande section d'une école maternelle, se présentant comme "nounoursologues".
Le but : présenter une prétendue "sortie à l'hôpital des nounours" comme l'attraction de l'année aux bambins déjà surchargés de loisirs et d'activités toutes plus attractives les unes que les autres par un corps enseignant incapable pourtant de leur apprendre les bases élémentaires du comportement en société et dépassé par une violence entre élèves déjà présente à ces âges-là ("on va dialoguer", "il faut en parler, t'es d'accord?").
La sortie est, nous dit-on, organisée par les étudiants de la fac de médecine ( je m'étonne à juste titre que la fac ait autant d'argent pour distraire les gamins d'une école, située il est vrai, dans un quartier huppé). La télé locale sera là. Vitrine de quoi ? Qui va payer tout ça quand le service public se rétrécit comme peau de chagrin ?

Jour J : les bambins se présentent à la fac avec leur doudou préféré, de manière à ce que les étudiants en médecine leur montre ce qu'on fait pendant une visite médicale. But officiel de l'opération : "diminuer la peur des blouses blanches".
Tiens, les angoisses viendraient donc d'une absence de surinformation ? Tiens, il suffirait de montrer une fois sur un nounours pour vaincre une vraie phobie ?Tiens, ces gosses n'auraient donc pas de parents pour les rassurer ? Tiens, la peur des blouses blanches serait-elle un obstacle (chez les riches) à de futures consommations de soins de plus en plus raffinés, l'industrie pharmaceutique chercherait-elle à recruter sa future clientèle ? Tiens, l'école aurait donc pour rôle de devancer chez ceux qui en ont les moyens des besoins même pas exprimés et qui sont d'ordinaire du ressort du praticien lui-même, un bon pédiatre sachant d'ordinaire prendre les gosses....
Bizarre, bizarre se dit Phiphi qui attend la suite.

Les nounours dûment auscultés, prisedesangué, vaccinés, électrocardiogrammisés, sondés, fichés, mesurés, pesés, les enfants rentrent de la "sortie" munis de moultes recommandations et d'un paquet de brochures éditées par les grandes firmes pharmaceutiques avec leur nom et leur logo en gros (il est vrai que nous autres, les parents, nous expliquerions moins bien que l'entreprise MAchin qu'on se brosse les dents trois fois par jour et que le sucre favorise les caries...). Plus des échantillons à la pelle, plus d'autres brochures pubardes, l'une notamment où une association présente sous forme de BD les gentils psychologues aux enfants à qui ils peuvent aller parler sans leur parents et décrivant par le menu, comme si des tonnes de papier n'étaient pas gaspillé par les gros groupes de presse à des publications du même acabit les éventuels "troubles" psychiques à détecter dès le plus jeune âge, allant du caprice à table aux difficultés à s'endormir et présentant une image idyllique de ce qu'est en réalité la relation aux psychologues (de plus en plus formés à mon sens à formater au nom du consumérisme et de l'efficacité qu'à écouter de manière authentique).
De quoi faire naturellement culpabiliser les parents qui veulent bien faire (l'idée étant généralement admise que "si ça va pas, ça vient de l'enfance") et qui en oublient, à force de zèle consommateur, que la "bonne" santé ne signifie pas forcément la "trop bonne" santé, surtout s'il n'y en a pas pour tout le monde.
A ceux qui peuvent le payer, le luxe en matière de psychologisation et de soins médicaux. Aux autres, les services hospitaliers manquant d'un personnel suffisant, des soins de moins en moins remboursés...

Mieux vaut prévenir que guérir, il est vrai que chaque parent est un parent toxique potentiel, nous sussure sans le dire clairement (la grenouille se laisse mieux cuire quand on chauffe l'eau peu à peu) le Marché qui entend bien se substituer aux parents, gagner la complicité de l'école publique et sensibiliser dès tous petits les enfants à leur droit à être rois et consommateurs de soins et d'aides diverses, du dentifrice à la psychothérapie familiale (et aux psychotropes ?).

Non que je sois contre le rôle de l'école dans son rôle de détecteur de maltraitances REELLES (dans "L'argent de poche" de Truffault, les maltraitances de Julien sont découvertes grâce à la visite médicale) mais cela, le médecin scolaire et les instituts s'en chargent sans qu'il soit besoin d'enrôler le Dentifrice X ou l'aspirine Machin ou de créer une confusion malsaine entre maltraitance réelle et surenchère d'une "écoute" infantolatre qui jouxte la surveillance des familles et de leurs libertés dans les choix éducatifs.

De là à courir chez le psy et ses questions intrusives et normatives ( "tu as la télé?") au moindre caprice, de là à ce que les bambins qui sont loin d'être bêtes comprennent comment ils pourront faire pression sur certains adultes au lieu de leur obéir...
Qui sera la grande gagnante de ce prétendu progrès ? La symbolique maternelle d'une société féminisée où le citoyen responsable, maitre de lui et autonome au bon sens du terme doit s'effacer au profit du consommateur abêti et où toute autorité, l'autorité parentale notamment, est d'emblée suspectée d'excès et d'autoritarisme.
Par maltraitances, le risque existe que l'on désigne des choix éducatifs qui ne rentreront plus dans les normes du marché mais qui ne sont pas des maltraitances. Le risque est grand aussi que, sous le séduisant prétexte de vouloir assurer le bien-être maximum aux enfants, ceux-ci ne rencontrent plus aucun manque, ce manque nécessaire pourtant au développement de leur intelligence critique. Le Marché maternant, la maternelle veille sur nos corps, nos âmes, nos appétits, nos neurones et nos globules : n'ayez pas faim, ne laissez pas désirer, on vous a à l'oeil, on vous mettra de force le cachet anxiolytique ou la cuiller dans la bouche avant même que vous n'ayez peur ni faim pour le plus grand bien du Profit et comment oseriez-vous vous plaindre d'une pareille solicitude, ça c'est vraiment pas gentil, on voulait juste votre BIEN-ETRE et puis vous êtes libres de refuser, on vous manipule pas,(n'auriez-vous pas un problème dont il faudrait "parler"?) ! Des générations d'anorexiques, de consommateurs incultes et d'addicted égocentrés en perspective...

Bien calée dans son arrogante assurance de "bien" faire et de savoir mieux que quiquonque ce qui est "bien", émancipée comme il se doit pour l'épanouissement personnel d'une femme, infiniment convaincue de sa supériorité dans son savoir d'experte sur l'enfance et sur l'âme humaine largement relayé par la loi du marché (ces sorties n'ont bien sûr pas été "proposées" dans les écoles des quartiers "difficiles"), complice d'une médecine à deux vitesse, Big Mother vous surveille dans sa blouse blanche cependant que l'école se montre de moins en moins capable de former des jeunes possédant un minimum de maitrise de la langue, un zeste d'amour pour leur pays ou les bases de la culture générale. On croit rêver.
L'école de la République serait-elle condamnée à plus ou moins long terme à devenir celle du Marché et de l'Epanouissement individuel ?

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Dernière édition par Philon le 28 Mar 2009, 00:21, édité 2 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 19:53 
Hors ligne
Nouveau Membre
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Mar 2009, 20:51
Messages: 25
Localisation: Saint-Quentin 02100
Féminisation, mondialisation, islamisation et siondomisation... Vous voyez ce que je veux dire? :lol:


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 19:56 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Bonsoir Occultus,
précise un peu. Merci

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 20:29 
Hors ligne
Habitué
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Mar 2008, 21:52
Messages: 346
Localisation: Terra incognita
Roman ou vécu?...ça parait gros c't'histoire!!!!

Sauf pour les nouveaux comportements..dialogue plutôt qu'obéissance,bon-vouloir plutôt que devoir....les gosses,c'est quoi?
C'est "en-avoir" sans plus?

_________________
Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee !

Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:03 
Hors ligne
Nouveau Membre
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Mar 2009, 20:51
Messages: 25
Localisation: Saint-Quentin 02100
Philon a écrit:
Bonsoir Occultus,
précise un peu. Merci


Bonsoir Philon,

Je crois avoir été clair. Derrière tous ces projets, il y a une volonté de nous siondomiser. Mon néologisme a un double sens et je pense ne pas pouvoir préciser d'avantage de peur de passer pour un raciste et un individu vulgaire. Mais soit certain qu'il y a une volonté macabre derrière tout ça.
As-tu déjà entendu parler du protocole des sages de Médine qui découle d'un autre protocole tout aussi macabre?


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:10 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
VECU, el Spirito, vécu, foi de Philon !!!!! Aujourd'hui même !
ON CROIT REVER !

Et cette "sortie" était, parait-il, organisée sur l'initiative d'une instit très "gauchisons-dialoguons" et avec l'assentiment béni-oui-oui de toutes les mères richardes émancipées (avocates ou commerciales ou psys) de cette école et qui m'ont entendue gueuler, silencieuses et médusées...

Quant à l'instit, bien entendu, il va de soi qu'"elle ne comprenait absolument pas pourquoi je me mettais en colère" (ben oui, la femme, sauf exception, ça n'aime pas la conflictualité, ça doit dialoguer avec douceur et séduire, persuader... ) puisque, cela va de soi dans la pensée unique, eh bien j'étais "libre" de refuser et de ne pas autoriser mes gosses à y aller (encore heureux, que j'ai dit).
La pub à l'école de la République, ça n'avait pas l'air de déranger les mères et les instits plus que ça.
Les gosses, c'est l'avenir de l'humanité et du pays, je ne veux pas qu'on les contamine dès leurs 6 ans avec ce genre de mentalités. Qu'au moins du côté de leurs parents elles aient un autre son de cloche que celui de ces gobe-pub béates.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:14 
Hors ligne
Habitué

Inscription: 07 Mar 2009, 16:30
Messages: 80
Occultus a écrit:
Je crois avoir été clair. Derrière tous ces projets, il y a une volonté de nous siondomiser. Mon néologisme a un double sens et je pense ne pas pouvoir préciser d'avantage de peur de passer pour un raciste et un individu vulgaire. Mais soit certain qu'il y a une volonté macabre derrière tout ça.
As-tu déjà entendu parler du protocole des sages de Médine qui découle d'un autre protocole tout aussi macabre?


Je crois qu'un agent provocateur s'est introduit dans le topic, là... :shock:


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:18 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Occultus,
je n'ai pas entendu parler de ces protocoles mais pour moi, c'est clair que le féminisme ça marche avec le néolibéralisme, le premier permet d'escamoter les références à l'autorité et aux institutions en présentant comme une libération ce qui profite surtout au second. Et qui va éduquer les enfants ? Le marché.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:36 
Hors ligne
Nouveau Membre
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Mar 2009, 20:51
Messages: 25
Localisation: Saint-Quentin 02100
Mes intentions n'étaient pas de te provoquer. Je voulais simplement m'exprimer sur le sujet.
Et je suis en parfait accord avec ce que tu viens de dire ci-dessus. C'est de cela que je voulais parler. Mais ces néolibéraux utilisent de multiples moyens pour parvenir à leur fin. J'emploie les métaphores, les sous-entendus et invente des néologismes pour exprimer la réalité avec discrétion. Et j'ai raison tu sais, quand je dis qu'ils utilisent le Protocole des sages de Médine.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:41 
Hors ligne
Habitué
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Mar 2008, 21:52
Messages: 346
Localisation: Terra incognita
La grosse bourgeoisie a presque toujours voulu confier l'éducation de leurs rejetons à des précepteurs (les parents ont du pognon à gagner et peu de temps à consacrer) qui eux surfaient sur l'air du temps question morale à inculquer!

Y'à aussi des fils d'ouvriers qui n'ont vu et retenu de leur géniteur que quelques paroles et beaucoup de coups de pieds au derrière...le reste étant assuré par l'École de la rue!

Mais là,tu nous causes,Philon,de l'école laïque,publique et obligatoire..celle payé et entretenu par l'argent des contribuables...alors,bien sûr,y'à de quoi s'insurger!

La dérive à l'américaine...une de plus...on attend les spots télé obligatoire dès la crèche...j'ai l'impression que les mômes sont devenu des rats de laboratoire sociologique (faut bien donner du boulot à os sociologues,ils sont si nombreux!)!
La nouvelle morale est partout...l'empire du bien exige le contrôle absolu des comportements!

Pourtant,quand des djeunes demandent du "respect" à tout bout de champs...le discours s'adresse aux adultes auxquels il est demandé d'être des personnes respectables et pas des fiottes imbu de "dialogue"...surtout avec eux mêmes!

_________________
Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee !

Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 21:42 
Hors ligne
Nouveau Membre
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Mar 2009, 20:51
Messages: 25
Localisation: Saint-Quentin 02100
Laros Niala a écrit:
Je crois qu'un agent provocateur s'est introduit dans le topic, là... :shock:


Et non! C'est pas moi le provocateur. Lit ce que je viens d'écrire à Philon. Tu vas y trouver des réponses à ta croyance.
Je crois par contre qu'on devrait plutôt s'entraider vu les dangers qui menacent le monde actuellement.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Mar 2009, 22:02 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Je pense que l'entr'aide nécessaire en temps de crise va avoir du fil à retordre avec les tonnes de clichés dont une pensée unique relayée par les psys en apparence neutre nous bourre le crâne depuis 20 ans à propos de notre "responsabilité" dans ce qui nous arrive, de la nécessité de ne dépendre de personne, de se faire tout seul, de "chacun pour soi malheur aux vaincus" etc.
La réduction psychologique arrange ceux qui tiennent le haut du pavé comme l'a si bien saisi Soral et c'est pourquoi ils font des femmes leurs relais parce que les femmes sont enclines à tout interpréter en termes de psychologie, de conflits internes, de problème avec son passé , de deuils pas faits, de projections, etc.
Or la crise, c'est pas une projection ou une "représentation, pas plus que la santé à deux vitesses en train de se mettre en place dans une société à deux vitesses à qui le discours psy ( =en gros, c'est la faute aux perdants) sert à se justifier.
Pour s'entr'aider, encore faudrait-il voir ceux qui ont besoin d'aide comme frappés malgré eux par l'injustice et non comme "responsables de leur échec" ou selon des critères de rentabilité.
Cette histoire de pub pour les grands groupes pharmaceutiques et les psys à des enfants de 6 ans, ça me fait froid dans le dos. L'école n'a pas à faire de pub, la pub n'a pas sa place à l'école. Ce qui me fait bondir c'est que l'école de la République se dise laique alors qu'elle ne craint pas d'endoctriner les élèves dès l'âge le plus tendre avec la nouvelle religion, celle du marché.

L'école laique, publique et obligatoire payée par les contribuables se permet ça dans certains quartiers aisés où on sait que les parents ne diront rien, qu'ils vont même trouver ça très bien.
Mais ce qui me choque encore davantage c'est la réaction des instits et de la direction, aucune réflexion, aucun aperçu de ce qui se passe pour le service public en France, aucune conscience du cynisme d'une telle démarche, aucune critique du fait que la pub entre à l'école ou que les médecins peuvent faire de l'ingérence dans les familles sous prétexte de protéger les enfants d'éventuelles maltraitances, non, c'est le blabla de base, "vous êtes libre", "les questions politiques, c'est un autre problème", "vous pouvez les jeter, les pubs, si vous voulez"( =nous, on n'a rien à se reprocher, circulez, ya rien à voir)...et aucune réponse par rapport au fait que la télé locale était là.

Mais je pense que cette attitude est liée à la féminisation et que Soral a vu juste quand il a écrit que le psychisme des femmes (en général) les prédispose à accepter le monde qui les entoure comme allant de soi ou à faire de la réduction psychologique (c'est donc la personne qui proteste qui n'est pas "féminine" ou qui a "un problème")...j'avais surtout l'impression que les enseignantes voulaient aplanir les conflits et bien sûr avec le sourire qui correspond au dentifrice vanté.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 30 Mar 2009, 07:55 
Hors ligne
Habitué

Inscription: 10 Mar 2009, 19:59
Messages: 356
Occultus a écrit:
Féminisation, mondialisation, islamisation et siondomisation... Vous voyez ce que je veux dire? :lol:


Ta bien résumé la situation, les sionistes on besoin des féministes, de l'islam et de la mondialisation pour dominer ce monde!!

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 20 Avr 2009, 20:07 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
des nouvelles du courrier adressé à la direction de l'école : on me recopie presque texto le texte du site de l'association qui a organisé à partir de 2000 ces "hopitaux des nounours".
Il s'agit d'une association d'étudiants (manifestement aidés par une banque dont le logo apparait sur le site) et l'initiative aurait vu le jour en Allemagne pour s'étendre aux autres pays européens toujours avec le même objectif déclaré : "aider" les enfants à ne plus avoir peur des blouses blanches (comme si les parents n'étaient pas tout indiqués pour ce faire, comme si une cole était un centre thérapeutique dont le rôel serait d'aider à surmonter ce genre de peur...).

Les malettes de dentifrices et "carnets de santé" aux logos des grands groupes pharmaceutiques sont présentés comme un paquet "souvenir" une "trace de leur visite à l'hôpital des nounours".
On m'informe aimablement que jusqu'ici cette sortie a connu "un grand succès" et qu'elle est présentée aussi dans d'"autres écoles" de ma ville (lesquelles, quels quartiers, riches ou pauvres : ce n'est pas précisé). On me dit aussi que ce projet "s"intègre parfaitement" dans le programme scolaire...et nulle information sur la nécessité de faire participer la télé (ils ont donc trant d'argent à la fac de médecine ? pourquoi ?)
Ceci soulève plusieurs réflexions : d'abord cette initiative est presque une indécence au vu du rétrécissement du service public et des dégraissements dans le personnel hospitalier.
Ensuite que les parents se voient bercés de doux euphémismes cachant une vérité moins avouable, la commercialisation et la privatisation de la santé qui trouve par ce biais de nouvelles clientèles, les fameux nounoursologues travaillant avec des pédopsychiatres dont on connait le prix d'une consultation ( je rappelle qu'il s'agit d'une école située dans un quartier très huppé) et que les enfants se sont vu distribuer des dépliants ( ils ne savent pas encore lire) les informant que le docteur peut demander à leur parler seul s'il "sent que l'enfant en a besoin"...porte ouverte au flicage des familles dont les méthodes ou les idées ne cadreraient pas avec les normes libérales ? A tous les abus possibles à seule fin de se faire une clientèle ?
Puis la complicité douteuse de l'école républicaine dans ce qui n'a au fond rien, mais rien à voir avec l'instruction des enfants (les pubs sont de petits "souvenirs").
Je note aussi l'uniformisation européenne: l'hopital des nounours est proposé dans de nombreux pays sans tenir compte de leurs particularités, de leurs identités, de la place qu'y occupe l'école, du fonctionnement des facs, etc.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 15 Aoû 2009, 18:28 
Hors ligne
Habitué
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 27 Mai 2009, 20:30
Messages: 144
J'ai trouvé la meilleure description du féminisme :

On raconte que toutes les femmes SCYTHES conspirèrent un jour contre les hommes et gardèrent si bien le secret qu’elles exécutèrent leur dessein sans être soupçonnées. Elles surprirent les hommes en train de boire ou de dormir, les enchaînèrent tous solidement et, ayant convoqué un conseil solennel de toutes les femmes, elles débattirent pour savoir quel expédient utiliser pour tirer parti de l’avantage présent et empêcher leur rechute dans l’esclavage. Tuer les hommes n’était pas du goût de la plupart des femmes de l’assemblée malgré les torts subis dans le passé et elles furent contentes de se faire un grand mérite de leur clémence. Elles s’accordèrent donc pour crever les yeux de tous les hommes et renoncer ainsi, dans l’avenir, à la vanité qu’elles pourraient tirer de leur beauté pour asseoir leur autorité. Nous ne devons plus prétendre nous parer et nous exhiber, dirent-elles, mais nous serons ainsi affranchis de l’esclavage. Nous n’entendrons plus de tendres soupirs mais, en retour, nous n’entendrons plus d’ordres impérieux. L’amour doit nous quitter pour toujours mais il emportera avec lui l’assujettissement.

David hume !

http://pagesperso-orange.fr/philotra/es ... ariage.htm

Ils sont forts ces anciens ! :mrgreen:

_________________
Image
Kojak


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 16 Aoû 2009, 21:34 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
L'un des thèmes récurrents du féminisme (surtout à l'américaine) est l'émancipation sentimentale des femmes : celles-ci "proposent" (non sans un autoritarisme assez agaçant dans sa prétention à forger la femme de demain) à leurs consoeurs de se débarrasser de toute "dépendance affective" en amour, confondant sans distinction aucune indépendance financière et autarcie affective.

"Le complexe de Cendrillon" et "Ces femmes qui aiment trop" des Américaines Colette Dowling et Robin Norwodd, tous deux des best-sellers, s'appuient sur un invariable scénario passé désormais au rang de stéréotype : une éducation à la soumission aurait depuis des siècles formaté les pauvres femmes à ne se réaliser qu'à travers l'époux et le compagnon. De là naitraient des sentiments de trop fort attachement, de "dépendance" au mari ou au compagnon dont l'origine serait dans l'éducation et dans les structures sociales et qu'il faudrait combattre d'abord en soi afin de devenir une femme libérée.
Il faudrait n'accepter les hommes qu'en guise de "dessert" ("Men are just desserts", le nom de l'auteur m'échappe), cerise sur le gâteau d'une vie déjà assez "remplie" pour que l'on puisse se passer d'eux tant sur le plan financier que social, symbolique et sentimental. L'adhésion à une vision classique du mariage (indissoluble, donc) serait signe d'obscurantisme et d'un attachement à un "mythe", clui du Prince charmant, dont, parait-il, les femmes réveraient toutes par "peur du succès" ou par lacheté et "refus de prendre leur destin en main".
Que cette grille de lecture caricaturale à force d'être rabâchée (elle l'est en particulier outre-Rhin où j'ai pu observer un féminisme plus virulent, moins tempéré qu'en France) fasse une tare de chaque disposition au lien social a manifestement échappé à tout le monde, à en croire le succès de ce type de littérature.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 26 Aoû 2009, 22:05 
Hors ligne
Habitué
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 27 Mai 2009, 20:30
Messages: 144
Putain il y a de la propagande féministe à la télé sur canal +. Un vrai scandale.

En plus elle se plaigne de chose, alors que c'est leur idéologie foireuse qui a généré ce merdier.

Elle se plaigne d'être exploité au travail, d'avoir leur carrière freinée, d'avoir des injonctions dans la presse pour femme qui leur explique comment devenir des femmes parfaites etc...

Encore des Staliniens qui se plaignent du Stalinisme.

Un vrai scandale ! :mrgreen:

_________________
Image
Kojak


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 27 Aoû 2009, 08:49 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Tu peux donner les liens STP ?

En attendant, je reviens vers le point de départ de ce fil qui était une illustration de la féminisation ou plutôt de la maternellisation (expression de Michel Schneider dans "Big mother") de nos sociétés. Ceci pour observer un parallèle intéressant : plutôt que de l'enfant-roi, on devrait parler de l'enfant client. Les mères, les instances maternelles, les pros de la petite enfance, les marchands qui trouvent dans l'enfance un débouché juteux, tout concourt à faire de l'enfant un client capricieux qui peut "aller se servir ailleurs" si ce n'est pas assez bien chez ses parents. Ceux-ci sont du reste regardés par toute une littérature "psy" et par les médecins comme des maltraiteurs éventuels ou du moins des personnes manquant de cet "équilibre" mental destiné à favaoriser le "plein épanouissement" de l'enfant. Partout il y a des psys, à l'école notamment, même quand ce n'est pas nécessaire, et ils se servent de stratégies semblables à celles des publicitaires pour trouver des patients ( Knock a fait des adeptes). Partout des mères qui se font une vocation de materner "mieux" ( Big mother lave plus blanc ), de faire encore mieux que la maman qui du coup ne va plus se sentir à la hauteur.

Un exemple quotidien comme on en vit sans cesse quand on a des gosses : ma fille de 6 ans se fait un bleu en tombant, je vois tout de suite que ce n'est pas grave. Bah, des bleus, on s'en fait dans la vie, ne faut-il pas apprendre à les encaisser.
Mais sur le trottoir d'en face, paf, une supermama déboule avec son tube d'arnica et sans me demander mon avis se précipite sur ma fille avec des mines de cannibale, la console et la cajole comme si c'était la sienne et me fait bien culpabiliser de ne pas en faire autant qu'elle et de ne pas me munir de toute une pharmacie quand je sors.

Même logique avec le marché et à plus grande échelle : il ne faut manquer de rien, haro sur les parents qui laissent à désirer ou qui font comprendre aux bambins que tout ne leur est pas dû, que grandir ce n'est pas consommer et reconsommer.
Quel rapport avec le féminisme : c'est celui de la toute-puissance maternelle ( elle bosse, elle est cheffe de famille, elle envoie balader le père quand elle veut, elle peut avorter comme elle veut, elle a les enfants qu'elle veut, ce sont ses valeurs à elle qui ont le vent en poupe...) qui induit la toute-puissance infantile; le père éjecté, on va vers une société de mamans et d'enfants.

Certaines familles qui ont pris conscience de cela peuvent constituer des ilôts de résistance mais il faut dire que ce n'est pas facile d'être tout le temps sur la défensive (et très isolés) vis-à-vis de l'invasion par le maternel, d'autant que cette logique maternelle se pare de l'alibi indétronable du dévouement...Ah, ces gaveuses mères d'anorexiques qui ne veulent que "le Bien" de leur ingrate fille !

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 27 Aoû 2009, 16:24 
Hors ligne
Habitué
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 27 Mai 2009, 20:30
Messages: 144
Un lien :

http://www.programme-television.org/Soc ... ption.html

_________________
Image
Kojak


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Vers la féminisation, un exemple.
MessagePosté: 28 Aoû 2009, 20:28 
Hors ligne
Modérateur

Inscription: 15 Mai 2008, 20:14
Messages: 882
Localisation: Ne délocalise pas
Bon, on peut résumer le lien qui existe entre féminisme (avec leurs revendications) et infantilisme ou promotion de l'enfant-client.
Mais prenons un à un les points de revendications des féministes dasn le post du Bordelleur :

Exploitées au travail ! Qu'elles n'aillent pas dire qu'elles ne savaient pas que le travail, c'est tripalium à l'origine un instrument de torture assez loin de la "réalisation de soi" ou du "coming out en tant qu'être humain"( l'expression est d'Alonso, désolée) dont on pare le turbin féminin depuis 3-4 décennies. En accédant au travail REMUNERE et anonyme (le tertiare après l'exode rural), elles ont fourni une main-d'oeuvre stakkhanoviste et mal payée, d'où concurrence accrue, d'où plus de pression. D'où aussi la double journée car ce serait naif de croire qu'une mère au foyer se tourne les pouces...quel progrès.

Une carrière freinée...c'est déjà bien beau sur fond de crise, de chômage planifié (rappelez-vous les exposés de Chevillette sur le Nairu en face il y a quelques années) et de délocalisation d'avoir du boulot. Qui est-ce qui parle ici, la mère de famille "monoparentale" ou "recomposée" qui rentre éreintée après avoir fait ses heures sup payer la nounou et cuire du surgelé ou la nana de l'élite, privilégiée, pistonnée, dotée d'un beau physique ?

Injonctions dans la presse pour femmes, alors ça c'est le bouquet ! La faute à qui, mesdames ? Cette presse, en plus de vous fournir des emplois de potiches (c'est trucculent la rédaction d'un article sur les autobronzants) vous indique ce que vous devez faire de vos sous gagnés grâce à l'Emancipation. Elle crée des besoins ( mode, beauté, voyages) qui correspondent à l'ouverture de nouveaux marchés en vertu de quoi vous DEVREZ bosser (quelle libération, effectivement) pour être à la hauteur et vous payer tous ces liftings, vernis, chaussures, sacs et coaches.
La libération des femmes consiste à faire d'elles des productrices ET des consommatrices.

C'est leur idéologie qui a généré tout cela (dérégulation qui met tout le monde en concurrence et évacue les places symboliques, logique de la pulsion, impératifs du marché...) mais en même temps elles en profitent beaucoup même si elles râlent sur les détails. On ne les amènera pas à examiner ce système de façon critique parce qu'elles ont tout à y gagner (du moins dans la minorité dominante) et c'est sans doute pourquoi Soral pense que les oligarchies ont fait des femmes leurs relai ( d'où aussi la grande publicité faite aux revendications "féministes" pour cacher le reste.

_________________
"Mais il ne suffit pas de produire la chair humaine pour qu'elle vive, il faut à l'homme une raison de vivre."
Pierre Legendre, "La fabrique de l'homme occidental".


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages précédents:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 127 messages ]  Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5 ... 7  Suivante

Heures au format UTC


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
cron
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com & phpBB.biz